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La bio-piraterie est l’exploitation immorale de la brevetabilité du vivant. L’ONG internationale GRAIN donne quelques exemples pour illustrer ce concept :
« Imaginez qu'une plante médicinale, cultivée et utilisée par votre famille et votre communauté depuis aussi longtemps que l'on puisse se souvenir, soit prise et brevetée par une firme multinationale. - Imaginez que vous êtes un chercheur médical essayant de trouver un traitement contre le cancer du sein, mais que vous soyez empêché d'utiliser le matériel génétique dont vous avez besoin pour votre recherche parce qu'il a été breveté. - Imaginez que lors d'une consultation médicale, des échantillons de sang et de tissus soient prélevés de votre joue sans votre consentement, et qu'à partir de ceux-ci un institut de recherche dépose un brevet sur vos lignes cellulaires. - Imaginez que vous êtes un agriculteur qui ne peut plus conserver des semences pour les replanter en vue de la prochaine récolte, mais qui se trouve soumis à l'obligation d'en racheter chaque année parce que ces semences ont été brevetées. »
En fin de compte, la brevetabilité du vivant garantit des monopoles de marché et des profits assurés. Qu’il s’agisse de denrées alimentaires, de molécules ou de technologies, les bénéfices reviennent à une poignée d'individus plutôt qu’aux communautés d'origine utilisant ces substances ou à la population mondiale.
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