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La diversité biologique -ou biodiversité se définit en nombre d’espèces vivantes (plantes, animaux, microorganismes) par grand embranchement. Les scientifiques évaluent à 60% la part des écosystèmes dégradés et le nombre des espèces menacées de disparition ne cesse de croître.
Ainsi, 16 000 espèces sont en sursis selon la liste rouge de l’IUNC (International Union for Conservation of Nature) parmi lesquelles la Morue, l’Ours Polaire, l’Hippopotame…
L'agriculture intensive en cause En France comme en Europe, l'agriculture intensive est la première cause de déclin de la faune sauvage. L'absence de prise en compte de l'environnement dans les pratiques agricoles a des répercussions sur les ressources naturelles (pollution de l'eau, dégradation des sols, banalisation des paysages, pesticides) et donc des conséquences sur la biodiversité. Les efforts des agriculteurs pour réduire les pollutions et préserver la diversité des paysages (bocage, prairies permanentes...) doivent bénéficier de plus de soutien de la part de la Politique Agricole Commune.
Déforestation L’ONU a jugée « alarmante » la réduction des forêts tropicales. Celle-ci résulte à la fois d'une exploitation excessive de certaines essences forestières et du déboisement pour l'extension des terres agricoles. Environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. La première conséquence de la déforestation est une diminution de la biodiversité des écosystèmes forestiers, or la forêt est justement le milieu qui abrite la majeure partie des êtres vivants. Les populations locales sont elles aussi menacées dans leur mode de vie traditionnel. En outre, la destruction des forêts tropicales humides, qui émettent des quantités très importantes d'oxygène et absorbent beaucoup de CO2, contribue dans une mesure non négligeable au réchauffement climatique. Le phénomène entraîne également une aggravation de l'érosion des sols qui peut provoquer glissements de terrains et avalanches.
Les mers ne sont pas épargnées Il y a de moins en moins de poissons dans l’océan, ils sont de plus en plus petits. Cette surpêche provoque des perturbations néfastes dans certains écosystèmes marins. Pour illustrer le phénomène quelques chiffres suffisent : depuis les années 80, l’effort de pêche à été multiplié par 4, par contre, le nombre de poissons pêchés lui n’a pas augmenté. En outre, tous les records de taille de poissons pêchés sont antérieurs à 1940. Autre exemple tragique, la quasi extinction des grands bancs de morues d’Atlantique, à cause de la surpêche abusive, a transformé le fonctionnement des communautés de poissons au point que les stocks ne se reconstituent plus. Les récifs coralliens représentent l’un des types d’écosystèmes les plus menacés de la planète. Par destruction directes, pollution ou à cause du réchauffement climatique. Selon les chercheurs, 50% des récifs coralliens du monde sont morts ou malades.
Pourquoi la préserver ? « Les produits et services offerts par notre planète sont fonction de la variété et de la variabilité des gènes, des espèces, des populations et des écosystèmes. Les ressources biologiques nous nourrissent, nous vêtent et nous fournissent logement, médicaments, et nourriture spirituelle. La dégradation de la diversité biologique …conséquence de l'activité humaine … met gravement en péril le développement humain. » Ainsi était formulé l'enjeu premier de la biodiversité dans une perspective de développement durable au chapitre 15 d'Action 21 au sommet de la Terre à Rio en 1992. Parmi les "produits et services" dépendant de la diversité biologique, on peut citer: la fourniture de bois, de carburant et de fibres (papier, pâtes, textiles..) mais aussi de logements et de matériaux de construction ; la purification de l'air et de l'eau par épuration des polluants rejetés dans ces milieux ; la détoxication et la décomposition des déchets ; la fertilité des sols ; la pollinisation des plantes, y compris des nombreuses plantes cultivées ; La lutte contre les maladies et les parasites ; etc.
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