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Nous sommes ici confrontés à deux problèmes majeurs : la raréfaction des énergies fossiles et la menace de réchauffement lié à leur utilisation.
Le constat repose sur deux observations : depuis le début du 20ème siècle le climat se réchauffe lentement mais sûrement et les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmentent. Or, cette croissance est bien la conséquence des activités humaines. Aujourd’hui, plus de 80% de l’énergie utilisée de part le monde est d’origine fossile (pétrole, gaz et charbon). C’est autant de carbone, jusque là stocké sous terre, que nous libérons brutalement dans l’atmosphère sous forme de CO2 et qui, de fait, s’ajoute au cycle du carbone en le déséquilibrant.
Les différentes formes d’énergie primaire et leur importance dans le mix énergétique mondial et l’état des réserves.
source IAE
Mais face à cette répartition la question des réserves mondiale pose une grave question. Au rythme de consommation actuel, les réserves exploitables représentent une quarantaine d’années pour le pétrole, une soixantaine d’années pour le gaz, 60 à 80 ans pour l’uranium et 230 ans pour le charbon. Or il est clair que le rythme actuel n’est pas représentatif des besoins futurs compte tenu du développement économique de la Chine, de l’Inde du Brésil….
L’une des plus grande problématique énergétique actuelle est que fasse à la raréfaction des énergies fossiles aucun solution de remplacement n’a encore trouvée : aucun scénario de référence ne considère les énergie renouvelables comme suffisantes pour faire face à la demande. Ceci nous promet un monde où l’énergie va devenir chère.
Sobriété énergétique
Pour prendre en compte ces deux grands problèmes, raréfaction et réchauffement, en 2003 le chef de l'État et le premier ministre français se sont engagés dans une logique de sobriété énergétique qui se traduit notamment par la divisions par un facteur 4 des émissions nationales de gaz à effet de serre d'ici 2050 et par la recherche tous azimuts d’une plus grande ’efficacité énergétique.
Les différents usages de l’énergie
La répartition des usages est également une source de problèmes : on voit en effet que le transport consomme un tiers de l’énergie mais il est basé à 95 % environ sur le pétrole et, à ce jour, les solutions alternatives ne sont pas évidentes à mettre en œuvre.
Les énergies renouvelables
L’énergie solaire : Probablement la première énergie renouvelable du futur, elle contribue à chauffer la maison et l’eau sanitaire, tout en produisant de l’électricité. Le marché mondial est en plain essor et certains lui prédisent une croissance de l’ordre d’un facteur 10 par décennie pendant 30 ans.
L’éolien : L’énergie éolienne est, après l’hydraulique, l’une des énergies renouvelables actuellement la plus utilisée. Contrairement à d’autres ressources, l’éolien ne nécessite pas de nouvelles technologies et les résultats sont encourageants, en particulier au niveau du prix du kW/h. Cependant, la disponibilité par intermittence de l’énergie produite et l’aspect visuel controversés de ces grosses machines constituent les principaux handicaps de l’éolien. Biomasse : La biomasse, matière organique issue des êtres vivants et notamment des végétaux, est la source d’énergie la plus ancienne utilisée par l’humanité (bois). Elle représente environ 10% de l’énergie primaire mondiale (utilisable sans transformation) et permet de produire de l’électricité, de la chaleur et de fabriquer des biocarburants. Cette biomasse, pour autant que nous l’exploitions de façon durable, est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le bilan énergétique. Géothermie : La géothermie est exploitée sous forme d’électricité par les centrales géothermiques, de chaleur directe grâce aux sources d’eau chaudes, et sous forme de chauffage ou climatisation avec le système de pompe à chaleurs des nappes souterraines. Le grand avantage de la géothermie est sa disponibilité constante. La France dispose d’une large expérience et de ressources étendues. Les analyses économiques récentes montrent que l’Europe devrait doubler sa production de chaleur par géothermie d’ici 2010. Hydraulique : Sûrement pas l’énergie du futur, l’hydraulique offre néanmoins un potentiel souvent négligé. Son utilisation comme moyen de stockage peu parfaitement compléter des énergies intermittentes tels que le solaire ou l’éolien. Energie des mers : L’énergie des mers présente un potentiel tel que même une exploitation limitée pourrait la rendre significative. Elle peut s’exploiter de différentes manières : énergie des vagues, des marées, des courants marins, ainsi que les éoliennes offshore puisqu’en mer le vent est plus fort et plus constant qu’à terre, etc.
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