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Le constat repose sur deux observations : depuis le début du 20ème siècle le climat se réchauffe lentement mais sûrement et les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmentent. Or, cette croissance est bien la conséquence des activités humaines. Aujourd’hui, plus de 80% de l’énergie utilisée de part le monde est d’origine fossile (pétrole, gaz et charbon).
C’est autant de carbone, jusque là stocké sous terre, que nous libérons brutalement dans l’atmosphère sous forme de CO2 et qui, de fait, s’ajoute au cycle du carbone en le déséquilibrant.
GES, qu’est-ce que c’est ? L'effet de serre est du à certains gaz atmosphériques qui piègent les infrarouges émis par la surface terrestre de la même manière que le fait une serre. Les principaux composants sont le CO2, la vapeur d’eau, le méthane, l’ozone et d’autres qui sont directement issus de l’industrie comme les halocarbures ou l'hexafluorure de soufre. Le CO2 engendre environ 55% de l'effet de serre dû à l’activité humaine. Le méthane environ 15%, 15% aussi pour les halocarbures, 5% pour le protoxyde d'azote (N2O) et enfin l'ozone (O3) troposphérique qui engendre 10 à 15% de l'effet de serre anthropique (la troposphère est la couche la plus basse de l'atmosphère, celle qui "touche" le sol).
Combien de degrés en plus ? Le GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) estime entre 1 et 6°C l'élévation de la température moyenne terrestre associée au changement climatique d'ici 2100. Depuis la fin du XIXème siècle, la température moyenne aurait augmenté de 0,4 à 0,8°C. Cela peut paraître faible mais c’est loin d’être négligeable si l’on compare cette variation à celle qui sépare une période glaciaire (comme il y a 18.000 ans) et une période interglaciaire (comme actuellement) qui ne représente que 4 à 6°C.
Conséquences du réchauffement global Les scientifiques ont tenté de prévoir quelques unes des conséquences du réchauffement global de la planète. En voici un aperçu : montée des eaux ; diminution de la biodiversité ; baisse des rendements agricoles ; extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme ; diminution des ressources en eau ; augmentation d’événements climatiques extrêmes (tornades, sécheresses, canicules, etc.) ; perturbation des réseaux hydriques ; accélération de la destruction de la couche d’ozone stratosphérique.
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