Toutes les tâches exécutées par les enfants ou les adolescents ne tombent pas forcément sous la dénomination de travail des enfants. Ce concept regroupe l’ensemble des activités qui privent les jeunes de leur enfance et de leur dignité, qui nuisent à leur scolarité ainsi qu’à leur développement physique et mental.
En chiffre Selon l’OIT (organisation internationale du travail), le nombre d’enfants qui travaillent a diminué de 11% entre 2000 et 2004 pour passer à 218 millions. Les progrès les plus remarquables concernent l’Amérique latine et les Caraïbes où seuls 5% des enfants sont encore astreints à un travail, soit deux tiers de moins qu’en 2000. En revanche, l’Afrique subsaharienne occupe toujours la queue du peloton. Une importante mobilisation reste nécessaire car près de 8 millions d’enfants se trouvent encore dans les pires formes de travail : enfants soldats, prostitution, pornographie, travail forcé, trafic et activités illicites, esclavage moderne. Globalement et malgré les progrès récent qui sont une des retombées positive de la mondialisation (ne le sous-estimons pas) il est beaucoup à faire : environ 1/4 des enfants de 5 à 14 ans travaillent dans des conditions inacceptables. Conséquences sociétales Chaque jour, 30 000 enfants meurent à cause d’une extrême pauvreté. Le travail des enfants est à la fois le résultat de la pauvreté et un phénomène qui la perpétue. Il déshumanise l’enfant et le réduit à un bien économique, ce qui alimente la croissance démographique dans les pays les moins à même d’y faire face. En négligeant de s’attaquer au problème, on appauvrit et même on détruit le capital humain nécessaire à la croissance future de l’économie. Actions L’IPEC est un programme de l'Organisation internationale du travail (OIT) créé en 1992. Il fait suite aux conventions de l'OIT à ce sujet. Depuis sa création, il a permis la publication de rapports donnant pour la première fois une évaluation globale du nombre d'enfants au travail. Ce programme a également conduit des études sur les différents formes de travail des enfants (travail domestique, « pires formes de travail », travail forcé, des plus jeunes, des filles, etc.) ou sur leur impact économique. |